J’ai trouvé sur ce site une très bonne description de l’aria : La Mamma Morta est un aria extrait de l’opéra Andrea Chénier de Umberto Giordano (1894), sur un livret de Luigi Illica. Cet opéra raconte l’histoire d’amour imaginaire du poète André Chénier (qui a vraiment existé) et de Madeleine, durant la Révolution Française.
Dans La Mamma Morta, Madeleine, fille de comtesse, raconte les malheurs qu’elle a vécus à cause de la Révolution: sa maison a été incendiée, sa mère tuée tandis qu’elle tentait de la sauver. Elle s’est retrouvée seule, à la rue, avec sa servante. Cette dernière a dû vendre ses charmes pour s’occuper de sa maîtresse, tombée malade. Alors que Madeleine sombrait dans un profond désespoir, elle est tombée amoureuse du poète André Chénier. Cet amour, venu du paradis sur la Terre pour faire de la Terre un Paradis, lui a redonné l’envie de vivre et d’espérer.
Vous pouvez écouter l’aria sur YouTube. Mon interprétation de référence est celle de Maria Callas, celle qui a été également utilisée dans le film Philadelphia (aussi en V.O., pour profiter pleinement de la performance de Tom Hanks). Pour comprendre la performance de Maria Callas, je vous invite à écouter quelques autres interprétations. Une qui a retenu mon attention est celle de Renata Scotto. Dans la version de Diana Soviero, le son est très mauvais, le début difficile mais la fin beaucoup mieux. Si la performance vocale de Montserrat Caballe —malgré une prise de son catastrophique— reste remarquable, je trouve que Maria Callas fait passer beaucoup plus de sentiments, même d’une phrase à l’autre.
Je n’ai pas réussi à trouver les paroles de l’aria La Mama Morta en français. Alors je me suis lancé, sans garanties :
La mamma morta m’hanno alla porta della stanza mia; Moriva e mi salvava!
Ils ont tué ma mère à la porte à ma chambre ; elle est morte en essayant de me sauver !
poi a notte alta io con Bersi errava, quando ad un tratto un livido bagliore guizza e rischiara innanzi a’ passi miei la cupa via!
Puis, au plus profond de la nuit, je suis partie trébuchante avec Bersi, quand soudain un éclat livide et tremblant illumina devant moi toute la rue !
Guardo! Bruciava il loco di mia culla!
Je regardais ! Ils avaient brûlé la maison de mon enfance !
Così fui sola! E intorno il nulla! Fame e miseria! Il bisogno, il periglio! Caddi malata,
J’étais seule ! Entourée par le vide ! Par la faim et la misère ! Les privations et le danger! Je suis tombée malade,
e Bersi, buona e pura, di sua bellezza ha fatto un mercato, un contratto per me!
et Bersi, si bonne et si pure, a échangé sa beauté pour me garder en vie.
Porto sventura a chi bene mi vuole!
J’apporte le malheur à tous ceux qui m’aiment.
Fu in quel dolore che a me venne l’amor! Voce piena d’armonia e dice:
Et c’est dans cette douleur que l’amour est venu à moi. D’une voix si douce il a murmuré :
“Vivi ancora! Io son la vita! Ne’ miei occhi è il tuo cielo! Tu non sei sola!
” Vivez encore ! Je suis la vie ! Votre ciel est dans mes yeux ! Vous n’êtes pas seule.
Le lacrime tue io le raccolgo! Io sto sul tuo cammino e ti sorreggo! Sorridi e spera! Io son l’amore!
Vos larmes je les ramasserai. Je marcherai à vos côtés et vous supporterai. Sourit et espère ! Je suis l’Amour !
Tutto intorno è sangue e fango? Io son divino! Io son l’oblio! Io sono il dio che sovra il mondo scendo da l’empireo, fa della terra un ciel! Ah! Io son l’amore, io son l’amor, l’amor”
Tout ce qui nous entoure est-il sang et boue ? Je suis le divin! Je suis l’oubli ! Je suis le Dieu qui sauvera le monde. Je viens du paradis sur terre pour faire de la terre un paradis. Ah ! Je suis l’Amour ! Je suis l’Amour ! L’Amour ! “
E l’angelo si accosta, bacia, e vi bacia la morte! Corpo di moribonda è il corpo mio. Prendilo dunque. Io son già morta cosa
Et l’ange a plané près de moi, Et m’a embrassé avec le froid baiser de la mort. Ce corps sans valeur est mon corps ! Prenez-le où vous voulez, Car je suis déjà morte.
Si vous avez des connaissances en Italien, dites moi s’il-vous-plait ce que vous en pensez.