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Photo sous marine : en manuel qu’ils disent tous

décembre 25, 2012

Avant quand je faisais des photos, j’utilisais le flash interne du Canon s100 avec le diffuseur du caisson Recsea. Une correction flash de -2/3 et une correction d’exposition globale de -1/3 donnait d’assez bons résultats. Je laissais mon Canon s100 gérer la mise au point.

Avant quoi ? J’ai acquis récemment un flash sous marin, un Sea & Sea YS-D1 et une lentille macro, une Dyron UCL67II. Et les résultats n’étaient vraiment pas à la hauteur de l’investissement. Quelques recherches sur le web et quelques lectures et échanges sur les forum de Photosub pour retrouver les commentaires déjà entendus souvent : faut faire tout en manuel. C’est bien beau, mais quand je suis en voyage, j’ai envie de réussir un maximum de photos et pas de faire des essais. J’ai donc profité d’un entraînement en piscine pour tenté différents réglages et voici ce que j’ai trouvé.

1. Réglage de la mise au point en manuel avec la lentille macro

L’autofocus ne s’en sort pas, il faut vraiment un coup de bol pour qu’il arrive à mettre au point. Si on essaye de zoomer pour améliorer le grossissement, la mise au point ne se fait absolument pas. Faire la mise au point en manuel sous l’eau peut se faire à l’aide de la molette arrière du caisson mais le réglage est imprécis et délicat. Alors j’ai changé d’approche : je fais une mise au point, choisi une ouverture et ajuste la mise au point en avançant ou en reculant l’appareil. Dans la piscine, en prenant appui, j’arrive à stabiliser. En espace aquatique ouvert, ce sera une autre paire de manche. Ci après, quelques résultats au hasard des rencontres à 3.5m dans la piscine. Le flash est réglé à -0.7 EV. Au début il est déporté à gauche puis au-dessus du boîtier (les images en plus grand sur Flickr).

Essais de la lentille macro sans et avec zoom

Essais de la lentille macro sans et avec zoom

2. Réglages de l’exposition

Alors comme d’habitude, on peut jouer sur 4 variables :

  1. l’ouverture du diaphrame
  2. la vitesse d’obturation
  3. la sensibilité
  4. l’apport de lumière par le flash

Pour m’en sortir, il fallait bien que je commence par quelque chose et j’ai choisi une ouverture de diaphragme pour définir ma profondeur de champs. En macro, j’ai pris 7.1 pour la maximaliser. J’ai conservé un -1/3 IL pour avoir un peu plus de contraste. Pour les photos sous marine, j’ai trouvé -1 IL de correction d’exposition sur Photosub.

Pour la vitesse d’obturation, il faut se poser la question de la synchro flash. Peu de renseignements sur le site de Canon pour le powershot s100. En général, c’est au moins 1/60 de seconde et autour de 1/500 de seconde. Si quelqu’un a des renseignements précis, je suis preneur car sur le web, j’ai trouvé une seule référence qui donne une synchro max de 1/2000 ! Pour ces premiers essais, j’ai calé sur 1/60. Attention, comme précisé sur photosub « En macro: Si l’on veut un fond bien sombre (noir), il faut se mettre à la vitesse syncro flash la plus élevée possible. »

Ensuite la sensibilité. Comme j’étais en piscine, j’ai choisi une sensibilité minimale : ISO 80 sur le s100. Pour le flash, j’ai mis sur l’expo par défaut. Photo cramée. J’ai réduit l’expo flash jusqu’à trouver une bonne exposition à -0.7 EV. Et puis je fais joujou avec le flash, d’abord en manuel : de minimum à cramé. Puis en TTL. Et les résultats parlent d’eux-même : l’expo TTL est moins bonne que le manuel.

Premiers essais en piscine

Premiers essais en piscine

La prochaine fois en piscine

Maintenant que j’ai une première idée pour progresser, je me propose

  1. Une fois fixé le diaph, caler une vitesse de 1/250 et voir jusqu’où il faut pousser les ISO pour avoir -1IL d’exposition.Si j’arrive autour de ISO800, je diminue la vitesse.
  2. Ajouter le flash sans correction d’exposition. Rechanger le couple ISO – vitesse d’obturation au lieu de corriger l’expo flash.
  3. Ajuster le flash en fonction des sujets
  4. Une fois calé pour l’exposition de l’avant plan, jouer avec la vitesse pour l’arrière plan.

Il reste du boulot ;o) Des suggestions ?

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4 commentaires
  1. perso, je changerais de boitier… le s100, c’est sympa pour les photos des potes au BBQ, mais pour faire de vraies belles photos, il faut d’abord un bon objectif, particulièrement dans un environnement difficile comme l’eau… j’ai récemment acquis un ‘petit’ Leica X1, je peux te dire que la qualité des photos n’a rien de comparable avec celles que je faisait avec mon EOS 40D (qui est pourtant un semi-pro)…
    pour ne pas investir dans du lourd, je regarderais les derniers compact experts, Fuji, Canon par exemple…

    • jeanloupcastaigne permalink

      Merci Jean-François pour ton commentaire. Je ne comprend pas bien ce que tu veux dire par compact expert de chez Canon par exemple. Avant j’avais un G10 et le s100 est meilleur que le G10. Du coup, je pige pas. Dingue de réaliser que le Leica X1 donne de meilleurs résultats qu’un EOS 40D

  2. marco permalink

    La méthode qui m’a été enseignée, et que j’utilise depuis lors avec succès.

    1° connaître le nombre quide de son (ses) flash(s). C’est une donnée valable en terrestre. On divise par 3 pour un NG subaquatique. Ton sea&sea devrait avoir un ng terrestre autour de 20 et donc un NG subaquatique autour de 7. Pour 2 flashs on prend la racine carrée de la somme des carrés des deux NG.

    2° le NG te donne l’ouverture à régler pour un sujet à 1m de distance à ISO100.

    3° Tant qu’on est en-dessous de la vitesse maxi de synchro flash, la vitesse d’obturation n’influence PAS l’exposition du sujet éclairé, car on considère que le flash est une lumière instantanée. En revanche la vitesse détermine l’exposition de l’arrière plan. Pour des bleus profonds et des noirs, il faut de la grande vitesse (1/160eme voire 1:250eme c’est déjà très bien). Une vitesse élevée permet également de fixer les sujets mobiles comme les poissons.

    4°en pratique donc je travaille (presque) toujours avec un flash externe à fond. C’est ce qui amène le plus de lumière, et donc éclairera la plus grande partie possible de l’arrière plan.

    5° je bosse toujours en vitesse maxi de synchro-flash (1/180eme sur mon boitier) et ne touche jamais aux iso. Je ne baisse la vitesse que si je veux éclaircir l’arrière plan, comme dans des grottes par exemple ou pour faire apparaître des rayons de soleil ou des puits de lumière.

    6° en fonction de la distance avec le sujet, je ferme plus ou moins fort mon diaphragme. à 1m, je suis à F8 (le plus près du NG 7). Chaque fois que je divise par 2 la distance avec le sujet, je ferme le diaphragme d’un Fstop supplémentaire. A l’inverse, si je m’éloigne, j’ouvre plus grand. Avec la limite de 2m, au delà les flash ne portent plus suffisamment sous l’eau.

    7°Sur les compacts canon, tu vas te heurter au fait que le diaph ne ferme pas plus que f8. Plutôt que le fermer davantage puisque c’est impossible, il faut donc réduire la puissance du flash d’un fstop (un cran) chaque fois que tu divises par 2 la distance avec ton sujet.

    8° Ceci ne marche pas terriblement bien lorsque je fais de la macro avec un objectif bien ouvert pour obtenir un beau bokeh avec flou d’arrière plan. C’est alors que j’utilise le s-ttl ou alors je réduis la puissance du flash en tatonnant.

    • jeanloupcastaigne permalink

      Super commentaire. Un grand merci

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