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« Der Hölle Rache », aria de « Die Zauberflöte »

février 25, 2013

Même en ne connaissant pas l’opéra, même en ne l’aimant pas, certain airs, certaines mélodies sont connus par tous. Sans pouvoir forcément nommer l’aria, l’air de la reine de la nuit fait partie de ces mélodies. Ci-dessous l’air dont il est question interprété par Nathalie Dessay (sous-titres en Français)

La flûte enchantée (Die Zauberflöte) est un opéra écrit en allemand par Wolfgang Amadeus Mozart. L’opéra raconte le parcours de deux hommes à la recherche de l’amour. Tamino, un prince, effectuera un parcours vertueux alors que Papageno, un homme du peuple, cédera régulièrement aux tentations. A travers le parcours vertueux de Tamino, Mozart fait l’apologie de la franc maçonnerie. Mais chacun trouvera un amour à l’image de son parcours et, pour Tamino, la belle se nomme Pamina et elle est la fille de la reine de la nuit.  La Reine de la nuit apparaît une première fois à l’acte I et dans un premier aria (O zittre nicht, mein lieber Sohn) elle dévoile à Tamino que sa fille ra été enlevée et retenue prisonnière par Sarastro. S’il la délivre, Tamino pourra épouser Pamina.  C’est ce que Diana Damrau chante dans cet extrait.

La reine de la nuit nous apparaît gentille, voire même protectrice avec Tamino. Son entrée en scène est pleine de grâce et de majesté. Ensuite en écoutant son discours, on comprend que Tamino la prenne en pitié puisque elle séduit même le public avec son chant qui transporte tant de peine, de tristesse, de souffrances. Et puis soudainement le chant change. C’est le moment du « Du, du, du » (Toi, toi, toi) : on se sent investi de la confiance de la reine de la nuit, chargé d’une mission pour les sauver, elle et sa fille. Enfin, moi j’y crois à son histoire, moi aussi j’ai envie de l’aider à sauver sa fille. Et puis l’aria s’emballe avec de la joie d’avoir trouver son champion peut être mais se termine avec un côté dramatique, voir même inquiétant. Ce sont ces quelques notes coloratura qui reviennent dans l’acte II avec Der Hölle Rache.

Plus tard dans l’opéra, Tamino se rend compte que Sarastro est un sage et que Pamina n’est pas retenue prisonnière. Pour déjouer les plans de la reine de la nuit, Tamino et Papageno devront traverser des épreuves avant de pénétrer dans le Temple de la Lumière . S’il en sort victorieux, Tamino et Pamina pourront se marier. La reine de la nuit ayant compris que Tamino ne la débarrasserait pas de Sarastro, elle tente de convaincre sa fille Pamina de tuer Sarastro. Elle lui offre un poignard et menace de la renier si elle n’exécute pas Sarastro. C’est ce que chante Diana Damrau dans « Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen » (La vengeance de l’enfer bout dans mon cœur), l’extrait ci-dessous.

L’interprétation de cet aria demande de faire passer les sentiments de malice, de vengeance, de colère jonglant avec de la jubilation, la joie… enfin, ce sont les sentiments que je ressens en écoutant cet aria. Mais Diana Damrau arrive à me faire sentir que cette vengeance frôle avec la folie, sentiment qui transparaissait déjà au premier acte. Et ce n’est pas un hasard si la partie coloratura est justement associée aux paroles de reniement de la mère pour sa fille. C’est à ce moment que la folie de la reine de la nuit rejoint sa soif de vengeance, sa soif de pouvoir, le pouvoir de la nuit sur le jour. Sentiment proche de la folie que j’évoquais quand dans le premier acte, la reine de la nuit pense avoir trouver le bras de sa vengeance contre Sarastro.

Vous trouverez sur Internet de nombreuses versions de « Der Hölle Rache ». Je vous invite à écouter par exemple Edda Moser (version qui a été envoyée dans l’espace avec Voyager 1), Luciana SerraJoan SutherlandLucia Popp, Cristina Deutekom, … C’est en les écoutant que j’ai ressenti la différence entre chanter l’aria et interpréter l’aria, un peu comme ce que j’ai ressenti dans la version de Maria Callas de la Mama Morta. Vous entendrez beaucoup de grandes chanteuses car c’est une prouesse technique de pouvoir chanter sur 2 octaves. Les différences sont dans la sensibilité que l’auditeur aura pour l’interprétation. Et pour « Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen », c’est Diana Damrau qui interprète l’aria de la façon qui me touche le plus.

Liens pour en savoir plus

L’opéra décrit et analysé sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Flûte_enchantée

Réflexions sur le caractère de la reine de la nuit (en anglais) : http://www.cincinnatiopera.org/unlocking-magic-flutes-mysteries/

Différences de voix entre une Soprano et une mezzo-soprano : http://youtu.be/6x4k3HISXDk

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From → Opéra

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