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J’ai vécu pour l’art, j’ai vécu pour l’amour

Dans la série sur les aria d’opéra, je voulais partager un billet sur un aria de Tosca, l’opéra de Giacomo Puccini, Vissi d’arte. Découvrons le dans sa plus fameuse interprétation, celle de Maria Callas.

L’histoire

En une phrase : ils s’aiment, elle est jalouse et un policier l’utilise elle puis le torture lui pour qu’elle avoue un secret.

Avec plus de détails, nous sommes à Rome en 1800. Deux ans plus tôt, les Français avaient pris Rome et installé la république romaine. Aidées par les Anglais, les troupes de Ferdinand IV de Naples ont repris la ville un an plus tard. A partir de cette vérité historique, Victorien Sardou crée une pièce de théâtre qui a servi de base à l’opéra. Dans cette pièce, le baron Scarpia est le chef de la police. Manipulateur, vénal et lubrique, il traque les anti-royalistes / pro-républicains. Le climat n’est vraiment pas joyeux-joyeux et cela va aller de mal en pire.

Néanmoins dans cette sombre ambiance se déroule une histoire d’amour entre 2 artistes, un peintre, Mario Cavaradossi, et une cantatrice, Floria Tosca. Tosca est une cantatrice célèbre, passionnée, jalouse et catholique comme la monarchie. Cavaradossi est un romantique, loyal et libre penseur. Un prisonnier politique s’est échappé de prison et a été caché par Cavaradossi. Scarpia emprisonne Cavaradossi, le torture et interroge Tosca pour qu’elle avoue où le prisonnier évadé est caché en échange de l’arrêt des tortures de son amant qu’elle entend dans la pièce contiguë. Elle fini par céder.

La torture s’arrête et Cavaradossi a ramené dans la même pièce où, apprenant les aveux de Tosca, il la maudit. Puis, apprenant une défaite des italiens contre la France,  il célèbre la victoire des français ce qui lui vaut une condamnation à mort. Il repart en prison. Du coup Scarpia en profite pour proposer à Tosca de le sauver si elle se donne à lui. 

Vissi d’arte

En une phrase : elle l’a sauvé de la torture mais il la rejette et se fait condamner à mort dont elle peut le sauver en couchant avec le policier. Ne sachant plus que faire, elle chante cet aria.

Avec plus de détails, depuis le début de l’opéra Scarpia manipule Tosca. Pour découvrir la cachette du prisonnier, il a joué sur sa jalousie ce qui a mené à l’arrestation de Cavaradossi. Il veut coucher avec Tosca mais il ne l’aime pas comme il le dit au début du deuxième acte : « je poursuis un désir jusqu’au succès, puis je le rejette » (aria Ella verrà… per amor del suo Mario!). Il l’invite donc dans son appartement pour la faire chanter en torturant son amant.  A peine Tosca entrée, Scarpia fait emmener Cavaradossi par un bourreau dans la pièce voisine mais il a le temps de lui souffler « Ne dis rien de ce que tu as vu. Tu me tuerais ! ». Commence ensuite l’interrogatoire de Tosca qui découvre petit à petit que son amant est torturé. Scarpia joue avec les nerfs de Tosca en ouvrant la porte pour qu’elle entende puis en lui laissant voir à travers la porte ce qui se passe dans la pièce. Elle cède, pense que c’est trop tard en découvrant le corps inanimé de Cavaradossi qui se réveille et se fait rejeter par lui : « Ah ! Tu m’as trahi ! […] Sois maudite ! ». Elle essaye malgré tout de calmer Cavaradossi quand la nouvelle de la victoire des français est dévoilée mais sans succès et la voilà à nouveau torturée psychologiquement par Scarpia pour sauver son amant de la mort : il commence  par lui dire qu’il ne peut le sauver mais qu’elle le peut puis lui propose de chercher « ensemble le moyen de le sauver ». Elle pense qu’il veut de l’argent mais Scrapia lui dit : « j’ai juré que vous seriez à moi ! À moi ! Oui, vous serez à moi ! »(aria Quest’ora io l’attendeva!). Il fait monter la pression : « Vous avez entendu ? Ce sont les tambours, la dernière escorte du condamné. Le temps presse ! ». Se sentant abandonnée de Dieu, Tosca chante l’aria Vissi d’arte, vissi d’amore. La fin de l’opéra est de plus en plus noire, mais cela vous le découvrirez par vous-même.

Voici les paroles de l’aria, extraites et adaptées du libretto italien-français de ce site.

Vissi d’arte, vissi d’amore,
non feci mai male ad anima viva!
J’ai vécu pour l’art, j’ai vécu pour l’amour,
je n’ai jamais fait de mal à âme qui vive !
Con man furtiva
quante miserie conobbi, aiutai.
Furtivement j’ai tenté d’alléger
les souffrances que j’ai rencontrées.
Sempre con fé sincera,
la mia preghiera
ai santi tabernacoli sali.
D’un cœur sincère
mes prières montaient
vers le saint Tabernacle.
Sempre con fé sincera
diedi fiori agli altar.
D’un cœur sincère
j’ornais de guirlandes les autels.
Nell’ora del dolore perché,
perché, Signore, perché
me ne rimuneri cosi?
Dans mon heure d’affliction, pourquoi,
pourquoi, ô Seigneur, pourquoi
me récompenser ainsi ?
Diedi gioielli
della Madonna al manto,
e diedi il canto agli astri,
al ciel, che ne ridean più belli.
J’ai donné mes bijoux
pour la cape de la Madone,
j’ai donné mes chants aux étoiles
pour embellir les cieux.
Nell’ora del dolore perché,
perché, Signor,
perché me ne rimuneri cosi?
Dans mon heure d’affliction, pourquoi,
pourquoi, Seigneur,
pourquoi me récompenser ainsi ?

Interprétations

Si Maria Callas reste mon interprétation favorite pour cet aria (encore), je vous invite à écouter d’autres très belles interprétations.

En plus de ces incontournables, je vous invite à peut être découvrir quelques interprétations moins célèbres :

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Bye bye Noémie

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Mi août 2016, tu as décidé de mettre fin à tes jours. Je suis vétérinaire, une profession où les suicides réussis sont fréquents. J’ai donc déjà perdus plusieurs amis qui ont décidés de mettre fin à leurs jours. Je ne juge pas.

Je t’ai rencontré au club de plongée du RCAE, de l’université de Liège. J’étais le nouveau, tu étais l’ancienne. Au fur et à mesure des rencontres, malgré nos différences, nous sommes devenus proches. J’ai appris à te connaître, à t’apprécier. A t’apprécier malgré ces moments difficiles où tu rejetais tout. Je n’en ai jamais compris la raison. Mais nous sommes arrivés à vivre avec cette attitude : tu avais tes proches mais besoin qu’ils soient distants aussi, par moment. J’étais proche de toi quand tu as appris que tu avais cette horrible maladie, cette chorée comme numéro 13 dans House. En plus de souffrir de savoir ton père allait s’en aller à cause de cette maladie, tu savais que tu en étais porteuse. Bien sur, il y a eu un accompagnement psychologique  mais tu te jouais de ces tests et entretiens.

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J’ai eu l’honneur de faire partie des personnes à qui tu te confiais vraiment, par moment. J’ai adoré ces moments de complicités extrêmes : le montage de la tente de Jean-François sous la drache, l’orage auquel nous avons assisté dehors à un  BBQ à Lillé alors que tous s’abritaient à l’intérieur, une plongée toujours à Lillé où tu avais tellement froid qu’on t’avait passé au jet d’eau chaude à la sortie, un strip poker chez Françoise, une visite de l’abbaye d’Orval avec ta soeur et Alain, le BBQ-piscine chez tes parents, le partage de la chambre à Caen avec ce même Alain pour ces vacances de plongée, et plein d’autres moments, comme ta présence à l’enterrement de mon père, qui m’a été d’un grand soutien avec la présence de mes amis et des échanges que j’ai ai pu avoir avec les anciens collègues de mon paternel.

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Je t’ai apprécié, aimé, détesté, adoré, haï, et maintenant je te regrette mais j’accepte ton choix. Je suis déçu que tu ne m’ai pas contacté dans ces derniers moments difficiles, tu savais que tu étais la bienvenue à Lyon, que tu pouvais compter sur moi pour t’écouter. Je n’aurai probablement pas changé grand chose, peut-être juste post-poser ton geste. Voyant l’évolution que tu voulais bien partager avec nous par FB, je croyais que cette nouvelle aventure à TV Wallonie.be t’aiderait à aller de l’avant mais quelque chose s’est passé qui t’a poussé à en finir.

Bye, bye, Noémie, je finis par cet air que tu aimais tant

 

Duo des fleurs ou air des clochettes ?

Titre bizarre mais peut-être moins que Lakmé de Delibes. Le duo des fleurs et l’air des clochettes sont deux arias de l’opéra « Lakmé » écrit en 1883 par Léo Delibes, un compositeur français. Donc un opéra en français. L’aria du duo des fleurs a été utilisé dans des publicités et de nombreux films.

Pour faire simple,

  • le duo des fleurs est l’aria nommé « Viens, Mallika, les lianes en fleurs … Sous le dôme épais, où le blanc jasmin » alors que
  • le véritable nom de l’air des clochettes est « Où va la jeune hindoue ».

Une jeune hindoue ? Oui car l’opéra se déroule en Inde où il met en scène l’amour entre la fille d’un grand prêtre hindou, Lakmé, et un officier britannique, Gérald. Comme ce dernier a profané un temple hindou, le père de Lakmé veut le tuer.

Duo de fleurs

Cet aria apparaît au premier acte qui se déroule dans un temple hindou où Lakmé est venue pour prier. Après la prière, Lakmé et sa servante Mallika partent cueillir des fleurs pour décorer le temple. Cet aria comporte des parties chantées par Lakmé, par Mallika et par les deux ensemble. Dans les parties chantées ensemble, certaines paroles sont communes, d’autres diffèrent. Je vous invite à écouter l’aria une première fois :

Maintenant réécoutons certaines parties en lisant les paroles et regardons à quoi ces deux mélodies correspondent. Pas besoin de lire les notes, regardez juste sous les deux premières portées où et quand tombent les différentes syllabes des paroles.

Vous aurez remarqué que parfois les vers des deux chanteuses sont différents : ils ne comptent pas le même nombre de pieds ou de notes mais la fin de chaque vers est commun. La soprano, Lakmé, doit faire durer ses notes plus longtemps pour arriver à la fin du vers en même temps que la mezzo-soprano, Mallika. Vous aurez aussi remarqué que ce ne sont pas les même chanteuses, la deuxième vidéo étant interprétée par Natalie Dessay et Delphine Haidan. Techniquement comme lyriquement, c’est l’apéro par rapport à ce qui va suivre.

Reprenons l’histoire : Lakmé revient avec Mallika d’avoir été cueillir des fleurs pour le temple, elle rencontre ensuite Gérald, l’officier britannique, et paf, c’est l’amour.

 

Air des clochettes

Le père de Lakmé, grand prêtre du temple, découvre que celui-ci a été profané par un anglais. Il décide de tuer cet anglais pour laver le blasphème mais ignore de quel anglais il s’agit. Profitant du marché où se déroule le IIe acte, il se déguise en pénitent hindou et est accompagné de sa fille qu’il présente comme une diseuse de chansons. Elle est triste car son père va tuer son amour. Son père s’en rend compte mais le blasphémateur doit mourir : il pousse sa fille à chanter pour que l’anglais se découvre et il lira dans les yeux de Lakmé si c’est bien lui qu’il doit tuer. Lakmé chante mais cela ne marche pas. Son père, aidé par la foule, la force à chanter encore et là Gérald se dévoile. La suite ? A vous de la découvrir.

L’air des clochettes est l’aria chanté par Lakmé au marché. Il s’agit de « la légende de la fille du paria ». Cette fille des parias sauve la vie d’un voyageur perdu menacé par les fauves de la forêt. Elle agite une baguette où tinte une clochette qui charme les fauves, sauvant le voyageur qui n’était autre que Vishnou, fils de Brahma.

Cet aria est techniquement très difficile à chanter. Lakmé est un rôle pour une soprano ou soprano coloratura. Mais ce n’est pas qu’une performance technique, elle doit aussi être lyrique : les premières vocalises doivent interpeller la foule du marché à venir écouter la légende, la chanteuse doit faire sentir que Lakmé sait que c’est un piège pour dévoiler son aimé, la légende est poétique au début, puis dramatique avec les fauves, joyeuse pour la victoire, mystique quand Vishnou se dévoile et enfin joyeuse encore quand on célèbre le sauvetage d’un Dieu par la fille d’un paria.

C’est tellement difficile que peu de chanteuses réussissent à la chanter. D’après Joseph So, cela pourrait être une des raisons qui explique pourquoi cet opéra n’est pas joué plus souvent. Parmi les chanteuses qui réussissent à maîtriser cette partition, celles que je préfère sont par ordre décroissant :

  1. Natalie Dessay en 1995 : vous l’aurez déjà compris au nombre de vidéos d’elle dans ce post. Si pour moi « la mama morta« , c’est Maria Callas, « la reine de la nuit« , c’est Diana Damrau, pour Lakmé dès la première note, c’est Natalie Dessay.
  2. Mady Mesplé, en 1966, impressionnante interprétation avec un déclamé magistral et des vocalises maîtrisées.
  3. Sabine Devieilhe en 2014 : évolution majeure depuis la version de 2013, tout en subtilité et en finesse, je trouve que son interprétation beaucoup plus lyrique qu’en 2013 tout en assurant un niveau technique parfait et je ne résiste pas à vous proposer une autre interprétation, sur scène. Alain Duault la qualifie de la nouvelle Dessay, c’est dire.
  4. Mado Robin,  malgré un  enregistrement de 1952, une époque où l’opéra était chanté différemment, on entend la différence d’interprétation par rapport Mady Mesplé que je préfère, peut-être la qualité de la prise de son ou l’interprétation.
  5. Joan Sutherland, une version sur scène de 1976, toute en finesse, notes posées, chanter a même l’air facile.
  6. Maria Calas (en 1954) n’est que sixième parce que je trouve son interprétation trop poussée techniquement, un peu à la Karajan. Mais ça reste magnifique.

Il y en a bien d’autres, donnez-vous en coeur joie sur le web, peut-être en commençant par le pot-pourri proposé par Joseph So.

Allez plus loin

  • Aller voir l’opéra bien entendu
  • Écouter Natalie Dessay avec Michel Plasson (chef d’orchestre), l’orchestre de  Toulouse, Gregory Kunde, José van Dam, Delphine Haidan et Patricia Petibon, un CD d’EMI
  • Écouter d’autres extraits de Lakmé avec Sabine Devieilhe
  • Lire le livret de Lakmé
  • Lire « Pleins feux sur Lakmé et L’Air des clochettes » par Joseph So (et rire en écoutant le massacre musical)
  • Lire Singher, M., & Singher, E. (2003). An interpretive guide to operatic arias: A handbook for singers, coaches, teachers, and students. Penn State Press. (sur GoogleBooks)

Battlestar Galactica: le jeu

Battlestar Galactica c’est d’abord une série TV. Il y a eu une première série en 1978 nommée Galactica. En 2004 une nouvelle série, Battlestar Galactica, reprend les mêmes personnages mais fait largement évoluer leurs personnalités et univers, sans parler des effets spéciaux. Le jeu est basé sur la seconde série. Pour vous faire une idée, la bande annonce de la seconde série en DVD :

En résumé, les humains ont créé des robots pour les aider, les Cylons. Les Cylons sont entrés en guerre contre les humains et ont fini par se retirer. Après des années, ils reviennent pour anéantir l’humanité. Mais ils ont évolués : du robot « toaster », une machine en métal, maintenant il y a des robots humains, convaincus individuellement qu’ils sont humains, jusqu’au jour où …

En 2008, Corey Konieczka sort un jeu complètement inspiré du thème de Battlestar Galactica. La grande réussite, c’est à mon avis l’ambiance paranoïaque de la série qui se retrouve complètement dans le jeu. Nous jouons ensemble mais sans savoir à qui faire vraiment confiance. Un exemple de partie pourrait donner : « Je suis un humain, je me défonce pour l’équipe. Mais j’ai l’impression que le commandant n’en fait pas de même : on avance pas, même si on a une vitesse supérieure à la vitesse de la lumière. Les Cylons se rapprochent, je le sens. On se soupçonne tous… même si, dans cette partie, il n’y a aucun Cylon parmi nous, on le découvrira à la fin. Au milieu de la partie je me rends compte qu’en fait j’étais un Cylon, comme dans la série où des humains sont convaincus d’être humains mais sont juste des Cylons infiltrés. Et là je dois continuer à jouer sans que les autres se rendent comptent que j’ai changé de camp. Ai-je des alliés dans le groupe ? Les autres vont-ils me tuer ? … » Bref, nous sommes complètement immergés dans la série. Il n’est pas indispensable de la connaître pour jouer et des amis ayant joué avec moi se sont rués sur la série et adorent série et jeu.

Toutes les règles en anglais dans la vidéo ci-dessous :

Les principaux avantages du jeu sont à mon avis :

  • l’immersion dans le jeu, totale, immense, énorme ;
  • la re-jouabilité (une partie ne ressemble jamais à la précédente) ;
  • à chaque tour, chaque joueur a un rôle actif, même si ce n’est pas lui qui joue ;
  • gérer la pression des crises, en évitant de traîner dans le secteur avant que les Cylons n’arrivent ;
  • les extensions, on en parle dans d’autres billets ;
  • vous n’allez pas le croire, mais avoir le sentiment de se battre pour l’humanité, contre les Cylons. Mais aussi se retrouver un Cylon et devoir gérer quand se révéler

Et les inconvénients :

  • la longueur des parties (même si on ne voit pas le temps passer, il faut mobiliser idéalement 4 autres joueurs pour 3 à 4 heures de jeu) ;
  • il n’y a pas de partie d’initiation pour découvrir les règles mais heureusement il y a des aides à l’initiation sur Board Game Geeks

La version de base du jeu se suit de 4 extensions qui respectent la chronologie de la série. Nous en parlerons dans d’autres billets. Battlestar Galactica est un jeu créé par Corey Konieczka édité par Edge Entertainment. Il se joue de 3 à 6 joueurs à partir de 10-14 ans.

Simple, rapide et super fun: Love letter

Extrêmement simple, beaucoup de fun, un peu de tactique et parfois du bluff, Love Letter bénéficie en plus d’une grande re-jouabilité. En bref, j’adore ce jeu. L’essayer, c’est l’adopter.

Les 8 cartes de Love Letter

Les 8 cartes de Love Letter, la plupart en 2 exemplaires sauf la princesse, la comtesse, le roi (1 x) et la garde (5 x)

Simple ? Chaque joueur a une carte en main. Au début de son tour, il en pioche une autre et en joue une des deux dont il applique l’effet. Chaque joueur doit survivre jusqu’à l’épuisement de le pioche pour finir avec la carte avec la plus grande valeur. Une vidéo en dira plus qu’un long texte :

La vidéo explique peu que la carte écartée à chaque tour complique les calculs de probabilité de deviner les cartes des autres joueurs. Et donc la chance de survivre jusqu’au dernier tour.

Je ne joue pas avec les cubes, chaque manche est une partie et on arrête quand on a envie. Deuxième variante, le premier éliminé devient automatiquement le donneur et le premier joueur. L’histoire de la lettre, j’ai laissé tombé, j’explique juste qu’il faut tenter de survivre jusqu’à l’épuisement de le pioche pour finir avec la carte avec la plus grande valeur.

Love letter est un jeu créé par Seiji Kanai, illustré par Andrew Hepworth et Jeff Himmelman , et édité par Filosofia Éditions . Il se joue de 2 à 4 joueurs à partir de 10 ans.

 

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Créativité et immagination : Dixit !

Dixit est un jeu d’imagination. Chaque joueur à son tour joue le rôle du conteur. A partir des 6 cartes qu’il a en main, le conteur en choisi une qu’il associe à un indice (un mot, une phrase, une chanson, un mime,…). Il garde sa carte secrète mais communique son indice. Comment choisir ? Une petite vidéo pour vous mettre dans l’ambiance.

Main du premier joueur

Main du premier joueur : quel indice associer à quelle carte ?

Chacun des autres joueurs cherchent dans ses propres 6 cartes, celle qui correspond le mieux à l’indice évoqué et donne cette carte, face cachée, au conteur.

Choix des autres joueurs

L’indice du conteur est « Solitude ». Quelle carte chacun des 3 autres joueurs va-t-il choisir ?

Le conteur mélange les cartes choisies par les autres joueurs et la sienne et les retourne. Chacun des autres joueurs tentent de retrouver la carte du conteur parmi les cartes retournées.

Pré vote

Le conteur a mélangé sa carte avec les 3 autres et les placent aléatoirement devant un chiffre permettant aux autres joueurs de voter pour trouver sa carte, ici la 3. Les joueurs rouge, blanc et bleu utilisent secrètement un de leur carton de vote pour indiquer la carte qu’ils pensent être celle du conteur… qui ne vote pas.

Tous les joueurs sauf le conteur votent pour un chiffre associé à une carte hormis leur propre carte. C’est ensuite que le choix de l’indice devient crucial : si les autres joueurs ont tous trouvé la carte du conteur, ce dernier ne marque aucun point car l’indice était trop facile. A l’inverse, si aucun des autres joueurs n’a trouvé la carte du conteur, ce dernier ne marque aucun point car l’indice était trop compliqué.

Résultat du vote

Les joueurs ont voté. Les cartes 1 et 2 n’ont recueilli aucun vote. La carte 3, celle du conteur, a reçu un vote du joueur rouge. Le conteur marque 3 points ainsi que le joueur rouge ayant voté pour sa carte. Les joueurs bleu et blanc ont voté pour la carte 4, celle du joueur rouge qui marque 2 points supplémentaires.

Dixit est un jeu créé par Jean-Louis Roubira, illustré par Marie Cardouat, et édité par Libellud. Il se joue de 3 à 6 joueurs à partir de 8 ans. En achetant la boîte Dixit Odyssey (la boîte carrée, pas l’extension) vous pourrez jouer à 12 même si la jouabilité n’est pas géniale. Pour augmenter le nombre de joueurs à 8 sans allonger trop les parties, je préfère utiliser l’astuce de Benoît Delcorps. Des extensions vous permettent également d’acquérir de nouvelles cartes, chacune étant illustrée par un artiste différent.

Arthur ou Mordred ? Qui sert qui dans Avallon ?

Avalon (de son vrai nom, The Resistance: Avalon) est un jeu collaboratif mais tous les joueurs ne savent pas avec qui il est prudent de collaborer ou non.

C’est pas très clair ? Je m’explique.

Au début de la partie, chaque joueur reçoit une carte personnage qu’il garde secrète, comme dans les Loups-Garous de Thiercellieux. Il y a deux sortes de cartes, les bleus servent Arthur et les rouges, Mordred. Ces derniers se reconnaissent entre eux, comme les loups-garous se reconnaissent entre eux. A Avalon, il y a le magicien Merlin. Dans le jeu Avalon, Merlin reconnait les serviteurs de Mordred sans que ceux-ci ne sachent qui est Merlin. Tout le monde prétend bien entendu qu’il est un serviteur loyal d’Arthur.

Personnages fidèles à Arthur, avec Merlin à gauche et personnages fidèles à Mordred

Le jeu se déroule en une succession de 3 phases :

  1. Constituer une équipe, composée de certains joueurs mais pas d’autres, pour partir en quête.
  2. Voter pour ou contre cette équipe.
  3. S’il y a plus de votes pour que contre, l’équipe part en quête et chaque membre de l’équipe vote pour l’échec ou le succès de la quête, un seul échec étant suffisant pour que la quête échoue.

Dès qu’un camp a réussi 3 quêtes (pour Arthur) ou a fait échouer 3 quêtes (pour Mordred), il remporte la partie… sauf que si un des serviteurs de Mordred identifie en fin de partie qui est Merlin, ce sont les forces du mal qui remportent la victoire. Dernière subtilité : si la constitution d’une équipe échoue 5 fois, les forces du mal emportent également la victoire.

Avec l’expérience et le nombre de joueurs, d’autres rôles peuvent être ajoutés

Les parties sont rapides, intenses, parfois faciles, parfois incroyablement complexes. Et le stress des serviteurs d’Arthur qui remportent 3 quêtes et écoutent les forces du mal délibérer pour identifier Merlin est incomparable. Contrairement aux Loups-Garous, aucun joueur ne meurt.

Bémols : d’une part, les pièces de vote sont très fréquemment utilisées et s’usent très vite et, d’autre part, la gestion des non-vote est parfois compliquée à faire respecter.

The Resistance: Avalon est un jeu créé par Don Eskridge, illustré par  Luis Francisco, George Patsouras et Rafał Szyma, et édité par Indie Boards & Cards. Il se joue de 5 à 10 joueurs à partir de 13 ans.

Dans le feu de l’action (Flash Point: Fire Rescue)

Quatrième de couverture

Le téléphone sonne… « 911, j’écoute. » À l’autre bout de la ligne, une voix paniqué : « Y’a le feu ! » Quelques instant après, vous revêtez la combinaison protectrice qui vous aidera à rester en vie, vous attrapez votre équipement et vous accourez vers la scène du drame, un brasier infernal. Vous devez gérer votre peur, ne jamais baisser les bras, et avant tout travailler en équipe car le feu fait rage, le bâtiment menace de s’écrouler et des vies sont en danger.

Présentation du jeu

Une chouette partie d’un jeu coopératif la semaine passée m’a fait réalisé que je n’avais pas encore fait de billet à propos de Flash Point: Fire Rescue. La boîte de base contient 2 versions : une version familiale qui permet de jouer avec des enfants et une version pour joueurs expérimentés avec différents niveaux de difficulté. Je n’ai joué qu’à la version expérimentée. Le plateau de jeu est le plan d’une habitation et est réversible : d’un côté il y a 4 entrées, de l’autre seulement deux.

Plateau de jeu

Plateau, côté face.

Vous jouez le rôle d’un ou plusieurs pompiers et votre mission est de sauver au moins 7 des 10 victimes dans le bâtiment en flamme. A chaque tour de jeu, vous commencez par effectuer une série d’actions : se déplacer, éteindre des flammes, secourir des victimes, utiliser le camion ou l’ambulance,… Ensuite vous propagez l’incendie de façon aléatoire : en jetant 2 dés, vous déterminez l’endroit où le feu va reprendre en intensité : juste de la fumée, une explosion de produits inflammables, embrasement (Flashover) ou gain d’intensité (Flare up). Des murs cèdent, des pompiers peuvent tomber inconscients, des victimes peuvent périr.

Partie en cours

Partie en cours

Certains reprochent au jeu l’apparition aléatoire du feu ou des victimes. Cela ne me pose pas de problème pour 2 raisons :

  1. le jeu met en évidence les sources de feu ou de fumée mais j’imagine que des pièces entières peuvent être emplies de fumée rendant les victimes peut visibles. De même, les pièces sont présentées comme vides mais des victimes pourraient être derrière un meuble ou sous une table et qu’on ne les voit pas en passant dans la pièce
  2. le jeu ne rend pas la chaleur qui règne dans le bâtiment. Cette chaleur fait que le feu peut apparaître n’importe où, dès qu’un objet a atteint son point d’inflammation. Le feu peut également circuler dans les sols, les plafonds ou les murs.

L’intérêt principal reste l’aspect collaboratif, planifier vos actions en fonction des autres joueurs. Par rapport à Pandémie, il y a beaucoup plus d’actions différentes possibles que vous pouvez réaliser en tant que pompier et il est même possible de changer de rôle : ingénieur, secouriste, spécialiste de produits inflammables, sauveteur, commandant,… Deuxième grande différence : les points d’action que vous n’avez pas utilisé un tour sont utilisables aux tours suivants. Dès lors, s’arrêter pour voir comment évolue la situation quand vous n’avez rien d’urgent à faire s’avère une stratégie très efficace. Ensuite, les règles sont très simples : je n’ai jamais vu un livret de règle aussi fin, même avec toutes les extensions. C’est facile et amusant à jouer. Enfin, je me suis senti beaucoup plus pompier que luttant contre 4/5 épidémies dans ce genre : l’immersion thématique est totale.

Les extensions

En français, le jeu a été rebaptisé « 18 – Soldats du feu » et seule la boîte de base est disponible. Personnellement, j’ai opté pour le jeu en anglais afin d’avoir la possibilité d’utiliser les extensions. Les règles sont disponibles en français et seules pièces la description des rôles qui sont traduites sur les aides. Toutes les autres pièces de jeu sont illustrées et ne comportent pas de texte.

Mes extensions favorites sont

  • 2nd Story : avec un second étage, le feu se propage en 3 dimensions par les escaliers mais les pompiers aussi grâce à la grande échelle du camion ou de la plateforme élévatrice. La boîte comporte en outre des marqueurs d’action et un marqueur d’explosion bien pratiques.
  • Extreme Danger : combinée avec 2nd story, il est possible de créer 4 nouvelles combinaisons de nouveaux bâtiments en plus des 4 nouveaux plateaux d’extreme danger. En outre, le jeu comporte une figurine spécifique pour chaque rôle et l’ajout des échelles portables, des fenêtres que l’on casse pour rentrer ou sortir et des explosions qui endommagent sol et plafond.
  • Urban Structures : juste pour l’ajout du rôle du pompier ingénieur-structure qui peut retirer des HotSpot et réparer des murs endommagés. Mais il y a également de nouveaux plateaux de jeu.

Liens

En conclusion

Bien entendu je vous conseille de commencer avec la version de base. Avec de nouveaux joueurs, proposez la version famille. S’ils adhèrent, ajouter la version « expérimentés » avec la possibilité d’intégrer crescendo les véhicules. Ensuite, si les joueurs suivent, 2nd story et extreme danger me semblent être les extensions à acquérir en premier.

Flash Point, Fire Rescue est un jeu créé par Kevin Lanzing, illustré par Luis Francisco et George Patsouras, et édité par Indie Boards & Cards. Elle se joue de 1 à 6 joueurs à partir de 10 ans.

Star Wars X-Wings figurines

Je ne suis pas un fan de wargames ou de jeu de figurines. J’aime les jeux de plateau. Quand Wings of Glory est sorti, j’ai failli craquer. Quand Star Wars X-Wing est sorti, j’ai craqué. Au fur et à mesure de l’évolution du jeu, j’ai été déçu.

Un peu à l’instar de l’illustration ci-dessous, ma flotte a grandi. J’ai l’impression que l’éditeur produit de nouveaux vaisseaux surtout pour vendre. Pour moi, pas de flotte étendue comme disent les pros. Mon budget jeu est limité et puis il y a tellement d’autres jeux sympas à découvrir que je n’achète plus les extensions publiées.

MistakesWereMade

Le deuxième point négatif, ce sont les tournois : à chaque fois il faut un grand gagnant et des perdants. Moi qui ne je joue pas pour gagner mais pour le plaisir des parties entre potes, l’esprit tournoi des communautés Star Wars X-Wings ne me convient pas. En bon fan de 3 premiers films originaux, je joue toujours une faction contre l’autre… parce que dans les tournois, on s’en fout, ce qui compte c’est de se construire le meilleur escadron pour gagner, peu importe contre qui on joue. D’où peut être le besoin de nouveaux vaisseaux qui pourraient satisfaire ces joueurs. Tant mieux pour eux car à ce jour nous en sommes à la vague 7, chaque fois 4 vaisseaux qui apportent également de nouvelles compétences. A une vingtaine d’euros le vaisseau et avec 2 nouvelles vagues par an, nous sommes loin des extensions des autres jeux. Et à ce jour, même la boîte de base va être dépassée car une nouvelle boîte avec de nouveaux vaisseaux X-Wing et Tie-Fighter « avancés » va sortir. En Français, vous devrez acheter la nouvelle boîte de base pour jouer en tournoi si vous ne voulez pas que vos X-Wing et Tie-Fighter de base ne soient pas défoncés par les X-Wing et Tie-Fighter « avancés »… même si à l’heure de la vague 7, rares sont les joueurs à aligner des X-Wing et Tie-Fighter en tournoi…

Bref, le concept du jeu est génial, y jouer est super amusant mais participer à des tournois où il faut avoir acheter les dernières extensions pour pouvoir gagner et enchaîner les parties pour déterminer le meilleur escadron, très peu pour moi. Donc je me suis arrêté à la vague 3, les vaisseaux des films IV – V – VI, et je ne participe qu’à des parties amicales ce qui limite énormément mes possibilités de jouer, de nombreux autres joueurs étant fan de tournois. Moi, j’aime faire une ou deux parties de X-Wings et puis de passer à autre chose, même un autre jeu type « figurine » comme Zombicide.

Il y a tellement de sites et blogs qui parlent de Star Wars X-Wing Miniatures (Jeu de figurines en français) que je vous en propose juste une sélection de liens :

Pour débuter, comprendre le jeu

Pour aller plus en profondeur

  • Vidéos de Mister Zombie pour les règles de bases et les règles avancées
  • Le blog non officiel en Français : sw-xwing.com
  • Le blog de l’Atelier du Faucon et son wiki
  • Toute une série de conseils stratégiques en anglais (vidéo ou texte)
  • Tous les pilotes, vaisseaux et améliorations (en anglais) des rebelles ou de l’empire (il faut se logger pour télécharger)
  • Traduction en Français des cartes en Anglais

Outils

  • Générateur manuel ou automatique d’escadron de Fab
  • Un autre générateur par Vodstaid (Fergus Hadley) : en anglais uniquement, avec des milliers d’escadron
  • Tutorial pour utiliser Vassal pour jouer en ligne (mais il faut les cartes du jeu)

Et vous, avez-vous des liens à suggérer ?

LaTeX ? À quoi ça sert ?

LaTeX (prononcez latek) produit des documents de qualité professionnelle. Pourquoi? Entre autres, parce que LaTeX ne gère pas les espaces entre les mots ligne par ligne comme Word ou OpenOffice mais LaTeX gère le paragraphe dans son ensemble avant de décider de couper des mots et des espaces entre les mots. Mais ce n’est ni un traitement de texte, ni un logiciel de mise en page et ce n’est pas WYSIWYG. J’utilise Word, Pages, InDesign mais je préfère LaTeX pour tout document qui demande de la qualité ou qui dépasse les 20 pages.

Document produit respectivement avec Word et avec LaTeX (source)

Document produit respectivement avec Word et avec LaTeX (source)

Les autres avantages de LaTeX

Le deuxième avantage concerne la complexité du document à produire : quantité de pages mais aussi utilisation de notes, de différentes sections, d’une ou plusieurs bibliographie, insertion de tableaux et d’images,… Attention, ce n’est pas impossible à faire dans Word, simplement plus votre document deviendra complexe, plus vous allez « pester » contre Word et ses automatismes, passer des heures à tenter d’aligner deux paragraphes qui se suivent et qui refusent d’être alignés à la même hauteur et le pire : sauver votre travail et vous rendre compte à l’impression ou à l’ouverture suivante que les paragraphes sont à nouveau non alignés, les pages ou les listes à nouveau numérotées n’importe comment,…

Complexification d'un document et pertinence de LaTeX (source)

Complexification d’un document et pertinence de LaTeX (source)

Le grand avantage de LaTeX, c’est sa flexibilité : tout est possible. Et LaTeX est particulièrement stable, même avec des documents de très grande taille. Ecrire en LaTeX, c’est se concentrer sur le fond, l’organisation des idées et confier à TeX la forme, sans jamais être déçu. LaTeX est également extrêmement stable : non seulement il ne plante pas mais les mises à jour sont peu fréquentes tout en vous laissant la possibilité d’ajouter de nombreuses extensions selon vos besoins. Et c’est gratuit et OpenSource.

Autres avantages : pas d’erreurs dans la numérotation des pages ou des tables et figures, pas de problème d’alignement, la qualité des ligatures et des petites capitales, utilisation de chiffres dans le texte (comme WordPress d’ailleurs),…

Ligatures, respectivement dans Word (et dans LaTeX (source)

Ligatures, respectivement dans Word et dans LaTeX (source)

Et les désavantages ?

Soyons réaliste, s’il n’y avait que des avantages, il y a longtemps que tout le monde utiliserait LaTeX. Le désavantage de LaTeX c’est son apprentissage. Il faut apprendre quelques codes, régulièrement retourner dans les aides pour s’améliorer au fur et à mesure et ne pas hésiter à poser des questions sur les forums.

Deuxième désavantage, la mise au point d’une mise-en-page entièrement personnalisée est difficile et demande beaucoup de temps. Mais à nouveau, de l’aide est disponible sur les forums.

Dernier désavantage selon moi : la révision et la collaboration à la rédaction. En effet, pas de suivi des modification. La solution c’est le partage via pdf, ce qui n’est pas aussi simple que dans Word. Pour la rédaction collaborative, il existe aujourd’hui 3 possibilités : 2 extensions pour Google Chrome (ShareLaTeX et WriteLaTeX) et Overleaf.

Pour lutter contre ces désavantages, voici quelques pistes :

Et si je veux l’essayer ?

Sous Mac OS, il suffit de télécharger MacTeX qui installera pour vous tout ce qui est nécessaire, y compris mes préférés :

  • TexShop pour rédiger (TeXstudio est également très bien)
  • BibDesk pour gérer mes références
  • LaTeXit pour générer des formules et les exporter en images ou copier le code dans TexShop

Une fois installé, lancez TexShop et vous pouvez commencer à rédiger. Consulter les liens ci-dessous pour apprendre à écrire en LaTeX.

Exemple de texte rédigé en LaTeX : à gauche, le texte encodé avec les différent codes et à droite, le résultat produit en pdf.

Exemple de texte rédigé en LaTeX : à gauche, le texte encodé avec différentes commandes (en bleu, en vert ou en rouge) et à droite, le résultat produit en pdf.

Pour en savoir plus

Pour aller plus loin